Faites parler l’apparence
La taille et la couleur des yeux peuvent attendre. Un uniforme trop bien repassé, des ongles rongés ou une épée réparée trois fois racontent déjà une façon de vivre.

Un nom suffit pour commencer. Une drôle d’habitude ou un secret que personne ne doit connaître fonctionne encore mieux. À partir de là, vous pouvez travailler l’apparence, les motifs, le passé et la façon de parler.
Une seule phrase contient parfois déjà un personnage. XPT tire sur le fil : que veut cette personne, que redoute-t-elle, et à qui cache-t-elle quelque chose ? Les réponses finissent par se voir dans ses gestes et dans sa voix.
La première version reste un brouillon. Gardez les passages qui ont du nerf, coupez les formules toutes faites et posez une autre question. À force, le personnage cesse de ressembler à une fiche et trouve sa place dans votre monde.
La taille et la couleur des yeux peuvent attendre. Un uniforme trop bien repassé, des ongles rongés ou une épée réparée trois fois racontent déjà une façon de vivre.
« Courageux » ne suffit pas longtemps. On peut être généreux et vouloir tout contrôler, intrépide devant les autres et superstitieux une fois seul. C’est dans cet écart que les scènes commencent.
Donnez-lui quelque chose qu’il veut vraiment. Placez ensuite son propre défaut sur le chemin et décidez ce qu’il perdra en cas d’échec. Vous avez déjà la base d’une scène.
Tourne-t-il autour du sujet ou dit-il trop vite ce qu’il pense ? Jouez avec les mots, les silences et l’humour jusqu’à ce qu’une réplique ne puisse appartenir qu’à lui.
Vérifiez que l’apparence, le passé et les actes se répondent. Si un écart vous plaît, ne l’effacez pas : trouvez pourquoi le personnage cherche à le cacher.
Faites réécrire les clichés et insistez quand un motif sonne creux. Une dispute ou une mauvaise journée révèle souvent plus qu’un profil bien rangé.

Indiquez le rôle, le désir et un détail inhabituel. Ajoutez le genre et le cadre pour ancrer la description.
Surlignez ce qui fait naître aussitôt une image ou promet un conflit. Le vague, le déjà-vu et les incohérences involontaires repartent en révision.
Modifiez ton, profondeur, point de vue ou accent. Demandez une courte introduction, un profil complet, une persona de rôle ou une version pour une scène.

Créez protagonistes, antagonistes, seconds rôles et introductions prêtes pour une scène tout en gardant la liberté de réviser.
Développez des profils concis qui clarifient comportement, conflit, relations et voix pour scripts et podcasts.
Créez PNJ, alliés, rivaux, donneurs de quête et adversaires avec objectifs et accroches de jeu.
Développez un concept, explorez des variantes ou organisez des idées dispersées en gardant votre direction.
Inutile de raconter toute une vie. Quelques détails bien choisis fixent la première impression et laissent une question en suspens.
Visez notamment :
Un signal visible:un trait, objet, geste ou une habitude imaginable
Une impression dominante:la sensation créée à l’arrivée
Une contradiction:deux qualités qui se tirent en sens opposés
Un désir actif:quelque chose qui provoque des choix
Une source de pression:peur, défaut, secret, devoir ou relation
Un lien avec l’histoire:pourquoi cette personne compte maintenant
Un bon détail a un travail à faire. Il peut laisser échapper un secret, envoyer le lecteur sur une fausse piste ou préparer un choix à venir.
Après la première description, continuez avec des questions comme :
Réécris cette description du point de vue du rival.
Remplace le trait le plus prévisible par une contradiction crédible.
Que veut-il que l’on remarque en premier ?
Quel détail un proche verrait-il, mais pas un inconnu ?
Donne-lui un secret qui complique son objectif principal.
Comment sa voix change-t-elle quand il cache sa peur ?
Mets-le sous pression et montre son défaut par l’action.
Crée trois passés possibles pour la même habitude visible.
Condense le profil en une introduction de scène de 100 mots.
Transforme-le en notes de rôle avec objectifs, limites et indices de dialogue.
Le brouillon peut contenir des clichés, des contradictions ou des détails étrangers à votre univers. Relisez-le avant publication. S’il touche à une culture réelle, à l’histoire ou à une identité sensible, vérifiez les faits et retirez tout ce qui réduit le personnage à un stéréotype.
XPT ouvre des pistes. C’est à vous de choisir laquelle suivre.

Prompt
Une astronome de palais déchue, sexagénaire, prédit les catastrophes avec précision mais ment sur l’origine de ses visions. Fière, impatiente et protectrice envers ses apprentis.
Piste d’exemple
Opposez sa sévérité publique aux rituels discrets qui protègent les jeunes savants. Reliez ses mains tachées d’encre, ses insomnies et son insigne endommagé à son passé.

Prompt
L’administrateur d’une colonie lunaire défaillante croit sincèrement que le contrôle strict sauvera tout le monde. Voix calme, apparence impeccable, terreur des espaces ouverts.
Piste d’exemple
Évitez le méchant univoque. Montrez comment compétence, peur et certitude morale le rendent utile et dangereux.

Prompt
Un boulanger se souvient de la pâtisserie favorite de chaque client mais oublie les dates importantes de sa vie. Humour sec, fuit les conflits et prépare secrètement son départ.
Piste d’exemple
Utilisez de petits gestes sociaux et des détails sensoriels. Laissez le départ créer une tension sous la chaleur apparente.

Prompt
Un diplomate demi-orque traite chaque négociation comme un duel formel. Élégant, observateur, lent à faire confiance et incapable de résister aux animaux errants.
Piste d’exemple
Ajoutez des accroches de jeu : tic verbal, limite, faiblesse secrète, raison de rejoindre le groupe et choix susceptible de créer des ennuis.
Il transforme un court prompt en personnage fictif plus complet avec apparence, personnalité, motivation, défauts, passé, relations, voix et rôle.
Commencez par le rôle, le genre ou cadre, le désir principal et un détail distinctif. Ajoutez apparence, personnalité, conflit et ton si nécessaire.
Oui. Il convient aux OC, personnages de RPG, PNJ, personas, personnages de chat et distributions d’histoires ou de jeux.
Oui. Demandez des sections sur l’apparence, la personnalité, la motivation, le défaut, le passé, les relations, compétences, secrets et style de dialogue.
Ajoutez une contradiction, un désir concret, un objet ou une habitude significative et le coût de l’échec. Précisez le genre et le ton.
Oui. Conservez certains détails et modifiez ton, histoire, rôle, point de vue, longueur ou complexité.
Non. Une description courte peut suggérer le passé ; un profil complet peut le développer et montrer son influence actuelle.
Oui. Donnez-leur un objectif défendable, des valeurs qu’ils ne trahissent pas et un prix qu’ils imposent aux autres.
Relisez chaque résultat, retirez les stéréotypes, vérifiez les détails culturels ou historiques et n’imitez pas une personne réelle.
Un nom suffit. Une habitude impossible à expliquer ou un secret qui ne doit jamais sortir sont des points de départ encore meilleurs.